Moussa (Moïse) en Islam

Le prophète Moïse selon l’Islam

Le Récit de l’Histoire de Moise (Moussa), occupe une place prépondérante dans les traditions musulmanes et judéo-chrétiennes. Dans la Bible il recouvre 4 livres sur 5 du Pentateuque, que les Juifs appellent communément : Torah « Tawrath ». Le Coran quant a lui relate son parcours dans diverses sourates dont la plus complète est la sourate 28 « AL-QASAS » (LE RECIT).

Personnage central du judaïsme, grand prophète pour l’Islam, Moïse (PBSL) est unanimement reconnu par les trois monothéismes comme étant le guide et le sauveur du peuple juif, qu’il sortit d’Egypte par exode vers une terre promise. (ard maw'uda) qu'il ne verra jamais de son vivant son peuple ayant désobéit aux commandements et suscité la colère de Dieu.

En quoi le texte coranique différe-t’il du récit biblique ? Quels enseignements faut-il tirer de l’histoire de Moise ?

A examiner les deux textes biblique et coranique de plus près, le Coran semble non seulement confirmer d'une partie le récit biblique, mais également apporter un regard nouveau sur la personnalité, le charisme et le parcours de ce grand prophète (Paix et bénédiction sur lui).

Le peuple d’Israël en Egypte

La tradition rapporte qu’à l’époque qui précéda la naissance de Moïse (PBSL), l’Egypte était alors gouvernée par un souverain tyrannique, le pharaon. Ce souverain se considérait lui-même comme un être supérieur, obligeant son peuple à adorer ses divinités, et avait réduit le peuple d’Israël (les descendants du prophète Jacob (Israël)) en esclavage. Plusieurs dynasties se succédèrent ainsi, avec à chaque fois à leur tête un pharaon toujours plus despotique que le précédent.

4. Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux… Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

Ibn Abbas (1) raconte que peu avant la naissance de Moïse (PBSL), le pharaon eut une vision dans son sommeil, dans laquelle il vit un feu venir de Jérusalem, et qui dévastait les maisons Egyptiennes, laissant les maisons des fils d’Israël intactes. Ces voyants lui apprirent alors que son rêve signifiait qu’un enfant allait bientôt naître, et que les Egyptiens périront par ses mains. Une autre version serait que la rumeur de la venue d’un sauveur parmi le peuple d’Israël se serait propagée parmi la population, parvenant jusqu’aux oreilles du pharaon.

Le pharaon décréta alors la mise à mort de tous les nouveaux nés d’Egypte parmi le peuple d’Israël. Ces conseillers l’interpellèrent alors, lui suggérant plutôt de pratiquer ce nouveau décret une année sur deux, car les hébreux constituaient une main d’œuvre économique très appréciée.

49. Et [rappelez-vous], lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon, qui vous infligeaient le pire châtiment : en égorgeant vos fils et épargnant vos femmes. C'était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur.

Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE)

La naissance de Moïse

Quand la mère de Moïse (PBSL) mit au monde Aaron (PBSL), le grand frère de Moïse, elle put le faire librement car le décret ne s’appliquait alors pas pendant l’année courante.
Par contre, lorsque Moïse (PBSL) vint au monde, elle dut cacher l’enfant des yeux des égyptiens, afin d’épargner sa vie.

C’est alors que Dieu lui lança une vision lui ordonnant d’abandonner Moïse (PBSL) dans un berceau, flottant sur une rivière. La mère de Moïse, effondrée à l’idée de se séparer de son enfant en le laissant dans les eaux du Nil, dut s’y résigner malgré tout, sachant que Dieu veillerait sur son fils.

39. “Mets-le dans le coffret, puis jette celui-ci dans les flots pour qu'ensuite le fleuve le lance sur la rive; un ennemi à Moi et à lui le prendra”. Et J'ai répandu sur toi une affection de Ma part , afin que tu sois élevé sous Mon oeil.

Sourate 20 : TA-HA (TA-HA)

10. Et le cœur de la mère de Moïse devient vide. Peu s'en fallut qu'elle ne divulguât tout, si Nous n'avions pas renforcé son cœur pour qu'elle restât du nombre des croyants.
11. Elle dit à sa sœur : “Suis-le”; elle l'aperçut alors de loin sans qu'ils ne s'en rendent compte.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

Toutefois, elle demanda à sa fille Marie, de suivre le berceau qui descendait la rivière. Ce dernier arriva bientôt jusqu’aux hauteurs du palais du Pharaon, et fut recueillit par les servants de ce dernier, qui apportèrent l’enfant jusqu’au Pharaon et à sa femme, Assia bint Mouzâhim (2). Cette dernière, sachant qu’elle ne pouvait enfanter, décida de l’adopter, tout en ignorant le rôle que jouerait l’enfant par la suite.

9. Et la femme de Pharaon dit : “(Cet enfant) réjouira mon oeil et le tien ! Ne le tuez pas. Il pourrait nous être utile ou le prendrons-nous pour enfant”. Et ils ne pressentaient rien.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

Le prophète Muhammad (PBSL) a d’ailleurs décrit la femme de pharaon en ses termes : « Les meilleures femmes des gens du paradis sont : Khadija bint Khouwaylid, Fatima bint Mouhammad, Assia bint Mouzâhim femme de Pharaon, et Maryam bint ‘Imran, qu’Allah les agrées toutes. » (rapporté par Ibn Abbas).

Assia demanda alors à plusieurs nourrices de s’occuper du nourrisson, mais ce dernier refusait de se faire allaiter par qui que ce soit parmi les femmes qu’on lui prit pour nourrice.
La sœur de Moïse (PBSL), inquiète de voir son frère dans un tel état de malnutrition, décida de se montrer aux gens de pharaon et annonça à la femme de pharaon connaître une femme capable d’allaiter le nourrisson. Les proches de pharaon acceptèrent, et elle put ramener sa mère au palais pour que cette dernière retrouve avec bonheur son enfant et puisse l’allaiter en toute sécurité.

12. Nous lui avions interdit auparavant (le sein) des nourrices. Elle (la sœur de Moïse) dit donc : “Voulez-vous que je vous indique les gens d'une maison qui s'en chargeront pour vous tout en étant bienveillants à son égard ? ”...
13. Ainsi Nous le rendîmes à sa mère, afin que son oeil se réjouisse, qu'elle ne s'affligeât pas et qu'elle sût que la promesse d'Allah est vraie. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

La mère de Moïse (PBSL) devint donc la nourrice attitrée de son propre enfant, qui put ainsi grandir en toute sécurité à ses cotés au sein de la famille du pharaon, qui se révélerait par la suite être son plus grand ennemi.


(1) Compagnon de Muhammad (PBSL) et rapporteur de plusieurs citations du prophète (PBSL) « hadith », il devint ainsi un érudit dans la religion musulmane.
(2) La tradition la considère parmi les femmes les plus saintes du monde avec Marie la mère de Jésus et Fatima la fille du prophète.

Moïse fuit l’Egypte

Quand Moïse (PBSL) eut atteint sa force adulte, il était déjà doté d’une grande intelligence et d’une grande foi, cadeaux de Dieu à l’intention des vertueux parmi Ses serviteurs. Il bénéficiait également d’une bonne santé, et aussi d’une grande force.

14. Et quand il eut atteint sa maturité et sa pleine formation, Nous lui donnâmes la faculté de juger et une science. C'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

Un jour, alors qu’il marchait tranquillement en ville, Moïse (PBSL) entrevit une violente dispute opposant un Egyptien et un Israélite. Ce dernier interpella Moïse pour lui demander son aide. Ce qu'il fit, mais dans un excès de colère, il blessa mortellement l’Egyptien. Honteux de ce qu’il venait de faire, Moïse (PBSL) fuit sur le champ et implora le pardon de Dieu. Il se promit à l’avenir de faire preuve d’avantage de patience et de compassion vis-à-vis des autres.

Le lendemain, il retrouva l’Israélite en train de se disputer avec un autre Egyptien. Moïse (PBSL) remarqua alors son mauvais comportement, ce à quoi l’Israélite lui répondit : « Vas-tu me tuer comme tu as tuer cet Egyptien hier ? ». L’Egyptien, qui se trouvait à côté d’eux, décida de rapporter aussitôt ce crime, alors passible de la peine de mort, aux oreilles des autorités Egyptienne. Cependant Dieu envoya un homme prévenir Moïse (PBSL) du malheur qui risquait de s’abattre sur lui s’il ne décidait pas de quitter la ville rapidement. Verset 15 à 20, Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT).

Moïse (PBSL) quitta alors précipitamment l’Egypte, sans monture, ni aucun bagage, pour se réfugier en terre de Madyan, une province inhabitée entre la Syrie et l’Egypte.

Après un voyage particulièrement éprouvant, pendant lequel il souffrit de la fatigue, de la faim et de la soif, Moïse finit par atteindre une oasis près de laquelle des bergers faisaient boire leur troupeau. Il s’approcha alors de l’eau afin de se rafraîchir, quand il remarqua deux femmes tenant leurs bêtes à l’écart de celles appartenant aux hommes se trouvant non loin.

Remarquant la pudeur de ces dernières qui ne pouvaient faire boire leurs bêtes, sans que les hommes présents n’aient quitté les lieux, Moïse (PBSL) décida de les aider. Lorsque le père des deux femmes apprit sa bonne action, il souhaita l’inviter pour le récompenser. Moïse (PBSL) lui apprit alors la raison de sa venue dans cette contrée désertique, et le vieil homme lui assura son soutien total et lui proposa une de ses filles en mariage.

Cette proposition fût subordonnée par la condition que Moise devait travailler pour le compte du vieil homme pendant huit à dix années. Verset 23 à 28, Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT).

Lorsque la période de dix années fut sur le point de s’achever, Moïse (PBSL) manifesta un désir nostalgique de retourner en Egypte et Dieu n’allait pas tarder à lui manifester le dessein et la mission qu’il avait préparé pour lui.

Annonce de la mission divine

Guidé par la volonté Divine, Moïse (PBSL) partit avec sa famille pour l’Egypte. Ils firent une halte alors qu’ils approchaient du mont Sinaï, et Moïse (PBSL) se rendit alors compte que lui et les siens s’étaient perdus. Il demanda alors à Dieu de lui montrer le chemin. A l’approche de la nuit, Moïse (PBSL) et sa famille avaient atteint le mont Tur (3). Il aperçut alors au loin un feu et décida de s’en approcher afin de rapporter un tison qui servirait pour réchauffer les siens, contre la nuit glaciale du désert.

Le Coran rapporte qu’alors qu’il s’approchait du feu, Moïse (PBSL) fut interpellé par ces mots :
« Oh Moïse je suis Allah (4), Seigneur des Univers. » Moïse (PBSL) ne comprit pas sur le moment ce qui lui arrivait, regarda autour de lui pour identifier l'émanation de la voix.

Dieu lui demanda alors : « Et que tiens-tu dans ta main droite ? ».
Moïse (PBSL) répondit : « C’est mon bâton sur lequel je me repose. Il me sert à écarter les branches lorsque j’amène mes moutons paître et je lui trouve bien d’autres utilités ».

Dieu lui ordonna de jeter ce dernier au sol. Moïse (PBSL) s’exécuta, et le bâton se transforma miraculeusement en un serpent tressautant. Pris de panique, Moise s’enfuit, mais Dieu l’interpella en lui assurant qu’il ne risquait rien, le serpent redevenant par la suite un bâton. Moïse (PBSL) reçut ensuite le commandement de mettre sa main sous sa tunique puis de la sortir par la suite. Lorsqu’il la sortit, celle-ci devint blanche (5), et lorsqu'il la remit sous sa tunique, celle-ci reprit son apparence première.

Dieu dit alors : « Tu as maintenant deux signes de ton Seigneur. Va voir Pharaon et ses suiveurs, car ce sont des gens mauvais qui commettent le dégâts sur la Terre et ils ont transgressés tout les interdits ».

Moïse (PBSL) expliqua qu’il ne pouvait retourner là bas, car il avait peur d’être tuer du fait du crime qu’il avait auparavant commis. A ceci Dieu lui assura Sa protection, et le statut prophétique dont il le gratifiait. Toutefois, Moise demanda à Dieu l’autorisation d’aller voir Pharaon accompagné de son frère Aaron (PBSL), qu’il jugeait plus éloquent que lui.
Verset 9 à 48, Sourate 20 : TA-HA (TA-HA).


(3) Mont situé dans le désert du Sinaï, cité dans le Coran (Sourate 52 : AT-TUR)
(4) Mot arabe signifiant ni plus ni moins « Dieu » ou « Yahvé » en hébreu.
(5) La blancheur de la peau était synonyme de maladie (Peste…) à l’époque.

Rencontre avec Pharaon

Moïse (PBSL) revint en Egypte accompagné de son frère Aaron (PBSL), et une fois au palais du Pharaon, il s'entretint avec ce dernier de la sorte :

Moïse (PBSL) lui parla de Dieu, de Sa Miséricorde et de Son Paradis. Mais le Pharaon écouta les paroles de Moïse (PBSL) avec dédain, le considérant comme un être venant d’une caste sociale inférieure, ayant l’outrecuidance de lui demander, à lui Pharaon, seigneur de l’Egypte, de s'incliner devant une divinité dont il ne reconnait guère l'autorité. Agacé, il finit par demander à Moïse (PBSL) le réel but de sa venue. Ce dernier expliqua qu’il venait libérer les enfants d’Israël, pour les emmener avec lui. Le pharaon lui rappela que ces hommes étaient néanmoins ses esclaves, ce à quoi Moïse répliqua qu’ils étaient les esclaves de Dieu, le Seigneur des mondes.

Ce fameux dialogue entre Moise et le Pharaon est largement exposé dans la Sourate LES POETES « A-SHUARAA » versets 16 à 31.

La tradition rapporte, qu'excédé par l’impudence dont faisait preuve Moïse, le Pharaon, lui demanda alors de cesser de prononcer le nom de Dieu, qu’il ne reconnaissait pas. Il menaça alors Moise de l’enfermer en prison s’il se bornait à refuser son statut supérieur de Pharaon.

30. “Et même si je t'apportais, dit [Moïse], une chose (une preuve) évidente ?
31. “Apporte-la, dit [Pharaon], si tu es du nombre des véridiques”.
32. [Moïse] jeta donc son bâton et le voilà devenu un serpent manifeste.
33. Et il tira sa main et voilà qu'elle était blanche (étincelante) à ceux qui regardaient.


Sourate 26 : As-SHUARAA (LES POETES)

Le Pharaon resta pétrifié de terreur devant les miracles qui venaient de se manifester devant ses yeux. Puis, tentant de se rassurer lui-même, s’adressa à ses conseillers :

34. [Pharaon] dit aux notables autour de lui : “Voilà en vérité un magicien savant.
35. Il veut par sa magie vous expulser de votre terre. que commandez-vous ? ”
36. Ils dirent : “Remets-les à plus tard, [lui] et son frère, et envoie des gens dans les villes, pour rassembler,
37. et t'amener tout grand magicien savant”.


Sourate 26 : As-SHUARAA (LES POETES)

Moïse et Aaron (PBSE) se rendirent ensemble au jour prévu, et lors de l’affrontement qui s’ensuivit entre eux et les magiciens du Pharaon, celui-ci tourna en leur faveur. Les magiciens du Pharaon furent tellement surpris et confondus dans leur défaite, qu’ils tombèrent sur leur genoux, implorant le Dieu qu’ils reconnaissaient désormais comme l’Unique, et seul maître des univers : Verset 38 à 48, Sourate 26 : As-SHUARAA (LES POETES).

Pharaon, estomaqué par le brusque retournement de ses serviteurs, les fit immédiatement condamner à mort, ce après quoi ces derniers restèrent indifférent : Verset 49 à 51, Sourate 26 : As-SHUARAA (LES POETES).

Cet évènement, du fait de son importance capitale dans le message coranique, est bien souligné dans les versets 58 à 76, Sourate 20 : TA-HA (TA-HA).

Le Pharaon s’obstine dans la dénégation

Quelques temps plus tard, le Pharaon, toujours sidéré de voir son autorité ainsi mise à mal par un peuple d’une race jugée comme inférieure, décida de convoquer son "ministre" Haman (6), afin de lui demander de construire une tour si haute qu’elle lui permettrait de vérifier une fois pour toute si les allégations de Moïse (PBSL) sont le fruit de son invention ou une vérité avérée.

38. Et Pharaon dit : "Ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu'au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu'il est du nombre des menteurs”.

Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT)

Le Pharaon décida ensuite de tenir de nombreuses réunions au sein de son palais, entourés de ses conseillers et de son ministre Haman, afin de décider de quelle attitude adopter vis-à-vis de Moïse (PBSL) et de son peuple. Ce dernier lui conseilla alors de mettre à mort tous les fils d’Israël, et de n’épargner que leurs épouses, afin de se les approprier.

Plus tard et une fois cet ordre rendu effectif par le Pharaon, les Israëlites (7) vinrent trouver Moïse afin de lui faire part de leurs difficultés. Moïse (PBSL) leur suggéra de prendre patience, car leur délivrance ne saurait tarder à venir.

129. Ils dirent : “Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée.” Il dit : “Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur terre, et Il verra ensuite comment vous agirez”.

Sourate 7 : AL-ARAF

Coré, l’homme avare

Parmi le peuple de Moïse (PBSL), vivait un homme du nom de Coré (Karoun), doté de grandes richesses. Ce dernier était également une personne d’une avarice extrême, refusant souvent de donner l'aumône quand Moïse (PBSL) le lui ordonnait. Coré décida alors de non seulement se rebeller face à l’envoyé de Dieu, mais également de répandre la rumeur selon laquelle Moïse faisait payer un tribu pour récupérer à son compte l’argent prélevé. Excédé par le personnage, Moise finit par demander à Dieu de punir Coré pour son arrogance. Ce dernier fut alors englouti avec son somptueux palais dans le sable, sous les yeux éberlués du peuple juif, qui prirent ce jour là conscience de la puissance Divine.

Selon la tradition musulmane, l'histoire de Coré sert également d’exemple pour tous ceux qui ne croyaient pas au fait que seul Dieu est le dispensateur de richesse et que Lui seul élève et abaisse qui Il veut : versets 76 à 82, Sourate 28 : AL-QASAS (LE RECIT).

Pharaon, alerté par le destin que Dieu avait réservé à Coré pour son impudence, décida de réunir à nouveau en urgence ses conseillers. Il leur demanda s’il n’était pas temps de mettre un terme définitif à l’opposition que lui portait Moïse (PBSL) en le supprimant physiquement.

Alors que la plupart des conseillers approuvaient la décision de leur souverain, un notable, dont le Coran fait mention sans préciser quel était son nom ou sa fonction, leva une objection, arguant que si Moïse était un menteur, alors il finira par payer son acte de mensonge, mais que s’il est véridique, le tuer ne fera que déchaîner la colère de Dieu sur les Egyptiens.


(6) Cité 6 fois dans le Coran, jamais par la tradition Judéo-chrétienne. Des recherches en archéologie confirment l'existence de ce personnage pour qui l'étude de certains hiéroglyphes découverts récemment révéla le nom d'un certain "Hamân", dont le sens étymologique originel est « Vizir » ou « chef des ouvriers des carrières ». Ces différentiations non négligeables du Coran par rapport à la tradition judéo-chrétienne, les musulmans les aperçoivent comme étant des signes supplémentaires de la véracité de la révélation coranique et des preuves irréfutables de l'authenticité du message muhamadien.
(7) Connu dans le Coran sous le terme de « Banou Isra’il » : Fils ou descendant d’Israël (le prophète).

Les plaies d’Egypte

Moïse (PBSL) ne trouvait pas de solution face à l’obstination dans laquelle se complaisait Pharaon à lui refuser de laisser partir avec lui le peuple d’Israël. Dieu lui envoya alors une aide providentielle, par l’entremise de châtiments d’intensités gradués à destination du Pharaon et de son peuple. Ces châtiments, plus connus sous le nom des « dix plaies d'Egypte » à travers le texte biblique, ne sont pas décrits en totalité dans le Coran (seuls cinq sont mentionnés).

Le peuple du Pharaon, à chaque fois qu’il subissait un châtiment, demandait à Moïse (PBSL) d’implorer son Seigneur de le supprimer, moyennant quoi il lui rendrait libres les fils d’Israël.
Mais le pharaon ne tenait pas ses engagements, et les châtiments augmentèrent d’intensité :

133. Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites, Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel.
134. Et quand le châtiment les frappa, ils dirent : “ô Moïse, invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qu'Il t'a donné. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons certes en toi et laisserons partir avec toi les enfants d'Israël”.
135. Et quand Nous eûmes éloigné d'eux le châtiment jusqu'au terme fixé qu'ils devaient atteindre, voilà qu'ils violèrent l'engagement.

Sourate 7 : AL-ARAF

La fin d’un tyran

La pression populaire et l’entourage du pharaon exhortèrent ce dernier de laisser partir Moise (PBSL) avec son peuple loin d’Egypte. Résigné, le pharaon acquiesça enfin à la requête de Moise et laissa partir ce dernier, qui avec les siens se prépara aussitôt pour quitter le pays.

Mais l’orgueil et la dénégation rattrapèrent le despote, qui après avoir lâché du lest, va s’en prendre à nouveau au peuple d’Israël.

L'épisode de la fuite du peuple d'Israël hors d’Egypte, est connu dans la tradition Biblique sous le nom de « Exode », le Coran quant à lui, rapporte :

83. Personne ne crut (au message) de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple, par crainte de représailles de Pharaon et de leurs notables. En vérité, Pharaon fut certes superbe sur terre et il fut du nombre des extravagants.
84. Et Moïse dit : "Ô mon peuple, si vous croyez en Allah, placez votre confiance en Lui si vous (Lui) êtes soumis”.
85. Ils dirent : “En Allah nous plaçons notre confiance. ô notre Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes.
86. Et délivre-nous, par Ta miséricorde, des gens mécréants”.
87. Et Nous révélâmes à Moïse et à son frère : “Prenez pour votre peuple des maisons en égypte, faîtes de vos maisons un lieu de prière et soyez assidus dans la prière. Et fais la bonne annonce aux croyants”.

Sourate 10 : YUNUS (JONAS)

Les fils d’Israël profitèrent donc de la nuit pour quitter l’Egypte en direction de la mer rouge. Le Pharaon, alerté par cette fuite, se lança à leur poursuite avec son armée. Voyant l’armée du pharaon approcher à grand pas, les juifs devinrent de plus en plus agités. Parmi eux, Joshua (Yusha), qui s’exclama : « Devant nous, il y a cette barrière infranchissable, la mer, et derrière nous notre ennemi, la mort est pour nous la seule issu possible ! ».

Moïse les rassura en leur expliquant que Dieu allait bientôt lui envoyer un nouveau signe. C'est alors que Dieu lui révéla : « Ecartes la mer de ton baton ! ».

Moïse s’exécuta, et la mer fut distinctivement séparée en deux parties, hautes comme des montagnes, entre lesquelles les fils d’Israël purent passer pour échapper à l’armée de Pharaon.
Cette dernière sous l’ordre du pharaon décida de s’engager aussi dans la mer, mais Dieu ordonna à cette dernière de se refermer, engloutissant ainsi le pharaon et son armée (8).

Le Coran rapporte qu’au moment ou il vit la vague gigantesque s’abattre sur lui, le Pharaon, se résigna enfin à admettre (bien trop tardivement), l’omnipotence Divine et la Vérité apportée par Moïse (PBSL).

90. Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimité. Puis, quand la noyade l'eut atteint. il dit : “Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les enfants d'Israël. Et je suis nombre des soumis”.
91. [Allah dit]: Maintenant ? Alors qu'auparavant tu as désobéi et que tu as été du nombre des corrupteurs !
92. Nous allons aujourd'hui épargner ton corps , afin que tu deviennes un signe à tes successeurs. Cependant beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à Nos signes (d'avertissement).


Sourate 10 : YUNUS (JONAS)

A ceci Dieu explique comment il ne peut pardonner à quelqu’un qui s’est tant complu dans la mécréance, et qui n’accepta la Vérité qu’une fois sachant sa mort inévitable. L'islam se sert de la fin tragique du pharaon pour édifier un principe théologique immuable, selon lequel Dieu ne pardonne jamais à un homme qui avait jusque là mécru ardemment et qui tente de se repentir qu’une fois la mort bien présente devant ses yeux. Ainsi le Coran affirme dans un autre passage :

4.18. Mais l'absolution n'est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu'au moment où la mort se présente à l'un d'eux, et qui s'écrie : “Certes, je me repens maintenant” - non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c'est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux.

Sourate 4 : AN-NISAA (LES FEMMES)

Le verset 92 de la sourate YUNUS est particulièrement intéressant du point de vue scientifique, car la momie du Pharaon Mineptah fils de Ramsès II, que les égyptologues français et anglais désignent comme étant le fameux "Pharaon de l'exode" ayant vécu à l'époque de Moïse fut bien identifiée dans la vallée des Rois en 1898.

Le Dr Maurice Bucaille (9), en 1975, eut la possibilité d’analyser cette momie en collaboration avec d’autres experts scientifiques en la matière. Il rapporta son expérience personnelle dans ces termes :

« Les études médico-légales de la momie ont eu lieu avec l’assistance de Ceccaldi, directeur du laboratoire de l’identité juridique à Paris et le professeur Durigon. Elles nous ont permis d'établir l'existence d'une cause de mort très rapide par plaie cranio-cérébrale ayant laissé une lacune de dimensions importantes au niveau de la voûte crânienne, conjointement avec d'autres lésions traumatiques. Toutefois ces constatations s'avéraient compatibles avec les récits des Écritures mentionnant que le Pharaon mourut lors du retour des flots ».


(8) Si la tradition judéo-chrétienne ne donne pas de grands détails sur la fin du "Pharaon de l’exode", le Coran quant à lui va plus loin et affirme et fait clairement allusion au fait que le cadavre du pharaon fut bien sauvé des eaux puis momifié.
(9) Se référer à son ouvrage Le Coran, la Bible et la science >>.

La Désobéissance et le temps de l'errance

Le Coran rapporte qu’après que Dieu eut sauvé les juifs de l’esclavage et de l’humiliation, ces derniers ne rendirent pas grâce à Dieu comme il se doit et oublièrent les faveurs qui leur avaient été jusqu’à lors accordées.

Afin de leur faciliter la vie et pour faire face à l'hostilité du désert, le Coran rapporte que Dieu leur dépêcha de la nourriture en provenance directe du Paradis, par l'intermédiaire de ces anges, et que Moïse put faire surgir des sources d’eau afin de les rafraîchir. Un nuage fut même agglutiné pour leur accorder une ombre rafraîchissante en place du soleil brûlant. Mais, au lieu d’être reconnaissant envers Dieu, ils finirent par se détourner de Lui et commencèrent à agir en dénégateurs :

57. Et Nous vous couvrîmes de l'ombre d'un nuage, et fîmes descendre sur vous la manne et les cailles : - “Mangez des délices que Nous vous avons attribués ! ” - Ce n'est pas à Nous qu'ils firent du tort, mais ils se firent tort à eux-mêmes.
58. Et [rappelez-vous], lorsque Nous dîmes : “Entrez dans cette ville, et mangez-y à l'envie où il vous plaira; mais entrez par la porte en vous prosternant et demandez la “rémission” (de vos péchés); Nous vous pardonnerons vos fautes si vous faites cela et donnerons davantage de récompense pour les bienfaisants.
59. Mais, à ces paroles, les pervers en substituèrent d'autres, et pour les punir de leur fourberie Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant.
60. Et [rappelez-vous], quand Moïse demanda de l'eau pour désaltérer son peuple, c'est alors que Nous dîmes : “Frappe le rocher avec ton bâton.” Et tout d'un coup, douze sources en jaillirent, et certes, chaque tribu sut où s'abreuver ! - “Mangez et buvez de ce qu'Allah vous accorde; et ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre”.
61. Et [rappelez-vous], quand vous dîtes : "Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons ! ” - Il vous répondit : “Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon ? Descendez donc à n'importe quelle ville; vous y trouverez certainement ce que vous demandez ! ”. L'avilissement et la misère s'abattirent sur eux; ils encoururent la colère d'Allah. Cela est parce qu'ils reniaient les révélations d'Allah, et qu'ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu'ils désobéissaient et transgressaient.


Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE)

Ainsi, que ce soit dans la Bible ou dans le Coran, maints passages fustigent le comportement ingrat de cette génération de juif vis-à-vis de Dieu et de son prophète. La tradition musulmane insiste beaucoup sur le fait qu’ils furent témoins de plusieurs miracles et signes évidents de la part de Dieu, sans que cela ait un impact sur leur cœur. Ce qui finit par leur porter préjudice.

74. Puis, et en dépit de tout cela , vos cœurs se sont endurcis; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore ; car il y a des pierres d'où jaillissent les ruisseaux, d'autres se fendent pour qu'en surgisse l'eau, d'autres s'affaissent par crainte d'Allah. Et Allah n'est certainement jamais inattentif à ce que vous faites.

Sourate 2 : Al-BAQARAH (LA VACHE)

Moise au rendez-vous Divin

Après cet acte de désobéissance, Moïse (PBSL) et son peuple furent ainsi condamnés à errer sans destination précise dans le désert. Bientôt, ils arrivèrent en vue du mont Sinaï.

Moïse (PBSL) se rendit alors au même endroit où il entendit pour la première fois les paroles de Dieu. Il demanda à son Seigneur de lui donner les moyens de guider son peuple et l'autorité nécessaire pour juger entre ce dernier dans l’équité. Il reçut alors l’ordre de jeûner trente jours, afin de se purifier en vue de recevoir par la suite les "Lois" pour gouverner son peuple. Moïse demanda alors à Aaron (PBSL) de veiller sur son peuple pendant son absence.

142. Et Nous donnâmes à Moïse rendez-vous pendant trente nuits, et Nous les complétâmes par dix, de sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Et Moïse dit a Aaron son frère : “Remplace-moi auprès de mon peuple, et agis en bien, et ne suis pas le sentier des corrupteurs”.

Sourate 7 : AL-ARAF

L’entretien qui s’en suivit entre Moïse et Dieu est relativement détaillé dans le Coran, à travers les versets 143 à 147 de la Sourate 7 AL-ARAF.

Il est également rapporté que les dix commandements de la Torah seraient inclus dans deux versets Coraniques, les versets 151 à 152 de la Sourate 6 : AL-ANAM (LES BESTIAUX).

Entre-temps les fils d’Israël, influencés par un Juif du nom de Samari, continuèrent à se détourner de l’adoration d’Allah, en matérialisant un nouveau culte rendu à un veau en or, fait à partir de tous les bijoux qu’ils avaient réussi à conserver avant de s’enfuir d’Egypte. Moïse (PBSL) revint parmi son peuple, et ne put que constater avec écœurement à quel point son peuple avait trahi son engagement : versets 148 à 153, Sourate 7 AL-ARAF .

Dieu finit d’ailleurs par lui révéler que Son jugement avait déjà été prononcé contre cette génération dont la nature avait été corrompue. Les fils d’Israël devraient donc errer à travers les contrées sauvages jusqu’à ce qu’une nouvelle génération, meilleure, succède à l’actuelle.

Il est à signaler que le Coran affirme que l’absence de sincérité des fils d’Israël envers leur foi et leurs écarts de conduite permanents seront à chaque fois à l’origine de leur déchéance terrestre :

167. Et lorsque ton Seigneur annonça qu'Il enverra certes contre eux quelqu'un qui leur imposera le pire châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. En vérité ton Seigneur est prompt à punir mais Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux.

Sourate 7 : AL-ARAF

Rencontre avec Al Khidr

Une des histoires les plus mystérieuse de la tradition musulmane est la rencontre de Moise avec Al Kidr (10) ; connu également sous le nom de « L'homme verdoyant ».

La tradition rapporte qu’un jour, alors que Moïse (PBSL) venait d’effectuer un sermon particulièrement convaincant et plein de sagesse, il fut interpeller par un homme qui lui demanda : « Oh Messager de Dieu, existe-t’il sur la Terre quelqu'un doué de plus de savoir que toi ? » .
Moïse répondit par la négative (11), et Dieu afin de faire comprendre à Moïse que personne de Sa création ne peut se targuer de tout connaître, lui annonça l’existence d’un homme ayant une connaissance plus grande que la sienne.

Afin de faire en sorte que Moïse rencontre cet homme, Dieu l’instruisit de prendre un poisson vivant avec lui, et de partir dans une direction donnée. Quand ce poisson disparaîtrait, il rencontrerait l’homme en question.

Moïse partit donc accompagné d’un jeune homme, qui portait avec lui le poisson dans une nasse. Ils firent une halte près d’un croisement entre deux rivières et Moïse s’assoupit.

Quand il commença à s’assoupir, le jeune homme vit le poisson sortir de la nasse pour rejoindre la rivière, cependant il n’en dit rien à Moïse. Lorsque ce dernier se réveilla, les deux compagnons continuèrent leur chemin. Ce n’est qu’au moment de faire une halte pour reprendre des forces que le jeune garçon se rappela que le poisson n’était plus là. Il rapporta alors à Moïse l'incident, et tous deux revinrent sur leur pas, dans l'espérance de croiser enfin l'homme en question.

L’histoire complète de la rencontre entre Al-Khidr et Moïse (PBSE), ainsi que la morale qui se dégage de cette dernière, à savoir que nul ne peut se considérer comme savant absolu sur Terre, est relatée dans les versets 60 à 82 de la Sourate 18 : AL-KAHF (LA CAVERNE).

Il est à signaler que la rencontre de Moise avec l'homme verdoyant fascina longtemps les mystiques musulmans qui émirent plusieurs commentaires sur sa nature et son rôle ésotérique dans la tradition Islamique. (Un article spécifique à Al Khidr est également disponible en lien en bas de cette page).

La mort de Moïse

Les circonstances de la mort de Moise sont peu connues, hormis quelques hadiths douteux, attribués au prophète Muhammad (PBSL) ; ainsi on lit dans le commentaire d’Ibn Hanbal :

Lorsque l’Ange de la mort vint voir ce dernier, Moïse (PBSL) le frappa. L’Ange revint voir Dieu et dit : « Tu m’as envoyé à un esclave qui ne veut pas mourir ! ». Dieu lui répondit : « Retournes-y et dis-lui de mettre ses mains dans le dos d’un boeuf, et pour chaque poil qu’il trouvera, Je lui accorderais une année supplémentaire à vivre ». Moïse demanda : « Oh mon Dieu, qu’arrivera t’il ensuite ? ». Dieu lui dit : « Tu mourras ».

Honteux de sa réaction auparavant, Moise (PBSL) demanda à Dieu de lui accorder la mort sur le champ. Il souhaita également être enterré à la distance d’un jet de pierre de la Terre Promise.

Au sujet de l’endroit exacte de sa tombe, Abu Hurairah rapporte du prophète Muhammad (PBSL) le hadith suivant : « Si j’y étais, je vous montrerez sa tombe sous le monticule de sable rouge présent sur le bord de la route ». (Sahih Al Boukhari)

Moïse (PBSL), restera l’un des plus grands prophètes de Dieu, et demeure le seul homme qui s'adressa directement à Dieu (12). La tradition le surnommera : Celui qui parla à Dieu « Kli’m Allah ». La patience dont il dut faire preuve à l’égard de son peuple, qu’il dut accompagner et guider malgré leur iniquité et leur désobéissance maladive le place en haute estime auprès de Dieu.

Dans un hadith rapporté par Al Bukhari, Muhammad (PBSL) parle de Moïse en ces termes :

« Non, ne me préférez pas à Moïse, ni à aucun autre Prophète. Sais-tu que, au Jour dernier, lorsque les hommes seront foudroyés, je serai le premier à sortir de la terre qui se fendra, et je verrai Moïse tenant un des piliers du Trône de Dieu. Je ne saurais dire s'il a été parmi ceux qui ont été foudroyés et qu'il s’est réveillé avant moi, ou si Dieu a tenu compte de son foudroiement ici-bas, au mont Sinaï ».

Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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(10) Dans certains commentaires de la tradition il est considéré comme étant un prophète alors que d’autres érudits parlent d’un ange, ou d’un être immortel qui serait apparu à d’autres prophètes par le passé, et continu de le faire jusqu’à nos jours. Se référer également à notre article sur Al Khdr >>
(11) Ayant reçu la Torah et le pouvoir de faire des miracles, il pensait posséder la sagesse et la science définitive.
(12) Le processus classique de communication entre l’homme et Dieu étant la révélation par l’intermédiaire d’un ange « Wah’i » ou d’une vision prémonitoire « Ru’ia ». La révélation est une communication entre le divin est l'humain à travers un état de conscience "supra humaine" qualifié aussi par la tradition de "supérieur" ou "universel".

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