Uthman, ou souffrir pour la cause Divine

Uthman, ou souffrir pour la cause Divine

Du début de l’Islam ou il comptait peu de sympathisant, jusqu’au triomphe final symbolisé par la prise de la Mecque en l’an 630, Uthman fut le soutien indéfectible de la religion de Dieu et de son messager.

Surnommé «Zoun-Nourain» (au deux lumières) pour avoir épouser deux filles du prophète (PBSL) durant sa vie, il était également connu pour sa générosité, son éloquence et son caractère exemplaire vis-à-vis de ses compagnons.

Qui était celui dont le prophète de Dieu (PBSL) a dit : « Puisse Dieu être le protecteur de ces deux hommes ! Après Loth, Uthman est le premier homme à avoir renoncé, ainsi que sa femme, au confort de sa maison pour la cause de Dieu ». Quelles épreuves l’homme à t’il dût traverser ?

Ou encore, quels furent les moyens dont il disposa durant son califat, pour étendre l’empire musulman laissé par Umar, vers des proportions jusqu’à lors inégalées ?

De sa conversion jusqu’à son assassinat en pleine lecture du Coran, retour sur l’itinéraire d’un homme qui fut témoin privilégié des événements les plus décisifs de l’histoire de l’Islam.

La conversion d’Uthman

`Uthmân ben `Affân ben al-`Âs ben Amîa est né à peu près 6-7 ans après le prophète de Dieu (PBSL), en 576-577 après JC, à la Mecque. Il eut une enfance assez aisée, par sa filiation à une riche famille commerçante, les Banou Omayya, considérés alors au sein de la tribu des Qurayshites comme les égaux des Banou Hashim, le clan dont est originaire le prophète (PBSL).

La tradition rapporte qu’enfant, il se distinguait déjà des autres par son éloquence et sa grande honnêteté. A la mort de son père, Uthman repris l’entreprise familiale, et s’est révélé dans cette tâche avoir un talent tout particulier pour la négociation commerciale et pour la communication. Très vite il se distingue non seulement par son extrême honnêteté dans les affaires qu’il traite, mais également par la générosité dont il fait preuve envers les pauvres et les nécessiteux qui n’ont pas eu la même chance que lui, ce qui lui attira la sympathie de la majeure partie de la population mecquoise.

Comme Abu Bakr, les nombreux voyages qu’Uthman eu l’occasion d’effectuer en tant que commerçant changèrent radicalement sa vision sur la religion de ses ancêtres (1).

La vie d’Uthman changea brusquement le jour où il rentra à la Mecque d’une affaire particulière, et trouva les habitants de la Mecque disserter sur Muhammad (PBSL), sa prétendue prophétie, et sa demande d’adorer dorénavant un Dieu unique.

Uthman, qui connaissait fort bien le prophète (PBSL), savait pertinemment que ce dernier était quelqu’un de droit, d’intègre, et véridique dans ses paroles. Et même s’il n’accepta pas immédiatement le message coranique, ce dernier contrairement à la majorité des notables de la Mecque ne s’opposa jamais à l’Islam ni au prophète de Dieu (PBSL).

Ayant appris des juifs et des chrétiens l’avènement imminent d’un prophète envoyé par Dieu parmi les tribus Arabes, Uthman se rendit auprès d’Abu Bakr pour lui demander conseil à propos de la nouvelle religion répandue par Muhammad (PBSL). Abu Bakr répondit à ses interrogations, et l’invita à embrasser l’Islam, ce qu’Uthman fit aussitôt, conquit par la nouvelle religion et heureux que son cœur se soit ouvert à la Vérité. Le prophète de Dieu (PBSL) l’accueillit donc, et écouta ce dernier proférer son attestation de foi. Peu après, Uthman épousa Ruqayyah, une des filles de Muhammad (PBSL), et eu donc l’honneur d’être le beau-fils de ce dernier.

L’Epreuve de Foi

En acceptant l’Islam, Uthman s’attira les foudres de la totalité de ses proches, y compris les Quraychites, qui le considéraient jusque là comme un proche, voir un frère.

On raconte qu’Abou Al Hakam (2), son oncle, lui ligota les mains et les pieds, pour ensuite l’enfermer dans un local sombre de la maison. Espérant qu’il se décourage et finisse par renier l’Islam.

Mais malgré toutes les humiliations qu’il dut subir et le rejet de sa famille, Uthman ne renonça pas à ses convictions. Il prit son mal en patience et resta fidèle à Muhammad (PBSL) et à ce qu’il appelait : La religion de la Vérité « Din Al Haq ».

Pour lui, famille et biens ne signifiaient rien en comparaison de l’agrément Divin et d’une place au sein du Paradis. Aussi, quand le prophète de Dieu proposa à Uthman d’émigrer vers l’Abyssinie pour accompagner le premier contingent de musulmans expatriés de l’histoire, et fuir ainsi les persécutions que subissaient les croyants, ce dernier accepta sur le champ.

 


(1) C’est en effet au contact des juifs et des chrétiens, qu’Uthman se posa des questions sur la validité du culte de l’idolâtrie que pratiquait à l’époque sa tribu, les Quraychites.
(2) Homme rude, cruel, et indéfectible idolâtre, surnommé Abou Jahl (Père de l’ignorance) par les musulmans pour sa farouche opposition à l’Islam et pour tout ses défauts.

Uthman durant l’Hégire

De retour d’Abyssinie après l’accalmie de la persécution et sur suggestion du Muhammad (PBSL), Uthman s’installa avec d’autres musulmans à Médine. A coté du prophète, il s’engagera sur tous les fronts à édifier les bases du jeune état musulman et participera activement à la propagation de l’Islam à Yathrib par le biais de la prédication « Da’wah » (3) .

Dans son commentaire Tabari rapporte qu’Uthman ne participa pas à la bataille décisive de Badr. Avec l’agrément du prophète (PBSL), il pu rester en arrière, pour soigner sa femme Ruqayyah, alors atteinte d’une grave maladie. Elle mourra d’ailleurs quelques jours plus tard, laissant un Uthman ravagé par le chagrin et la tristesse. C’est au moment de mettre son épouse en terre, qu’il apprit la victoire des musulmans, et aussitôt, sa peine s’en trouva amoindrie.

Voyant à quel point la mort de Ruqayyah avait rendu Uthman triste, quelque temps après Muhammad (PBSL) lui donna une autre de ses filles en mariage, Oum Koulthoum. L’honneur qui était ainsi fait à Uthman d’avoir eu la main de deux des filles du prophète de Dieu, lui valut le surnom célèbre de "Zoun-Nourain", ou "possesseur des deux lumières."

Malgré son absence lors de la bataille de Badr, Uthman participera à celle d’Uhud, mais s’enfuit avec Umar à l’annonce de la mort du prophète de Dieu (PBSL). Ce moment d’égarement fut le seul point négatif que l’histoire retiendra de lui.

Le généreux et l’éloquent

Lors de son arrivée à Médine, le prophète de Dieu (PBSL) trouva les réfugiés en grande difficulté d’approvisionnement en eau potable et en biens de vie courante. En effet, l’un des seuls puits disponibles appartenait à un Juif qui refusait aux musulmans le droit d’y puiser l’eau nécessaire à leurs ablutions ou leur nutrition. Le prophète de Dieu (PBSL) demanda alors : « Lequel d’entre vous achètera ce puits pour le bien des musulmans ? Allah le récompensera d’une fontaine au Paradis ». Uthman ponctionna alors aussitôt les 20000 dirhams exigés par le propriétaire du puits, sur ses économies personnels et acheta le puits pour la communauté.

De même, lorsque le prophète de Dieu (PBSL) songea à agrandir la Mosquée devant le nombre grandissant de nouveaux convertis, c’est Uthman qui acheta immédiatement le lopin de terre nécessaire à l’extension de cette dernière.

Uthman l’homme de compromis

Un des épisodes les plus célèbre de l’histoire de l’Islam fût le rôle politique joué par Uthman en tant qu’émissaire envoyé par le prophète de Dieu. Ce dernier se rendit auprès des Qurayshites et négocia habillement le fameux traité de Hudaybiyah (4). Ce sont son éloquence et ses qualités d’ambassadeur et de commerçant qui lui permirent d’obtenir la venue d’un émissaire Qurayshite au sein du campement de Muhammad (PBSL).

Aussi, un des épisodes fameux d’Al Sira rapporté par Moslim, eu lieu dans la maison du prophète (PBSL), peu de temps avant la mort de ce dernier. Uthman entra dans la maison d’Aicha pour demander des nouvelles de la santé de Muhammad (PBSL), juste après Abu Bakr et Umar.

Alors le prophète (PBSL) se leva d’une seule traite et enfila ses habits pour l’accueillir. Aicha s’étonna de ce geste et lui dit : « Quand Abu Bakr et Umar sont entrés pour demander de tes nouvelles, tu n’as pas daigné te lever pour les accueillir, et là pour Uthman tu t’empresses de mettre tes vêtements !». Le prophète lui répondit alors dans ces termes : « Ne devrais-je pas faire preuve de pudeur devant un homme autour duquel les Anges éprouvent de la timidité ? ».

 


(3) Ancien nom de Médine
(4) Il fut ainsi chargé de convaincre Quraysh de bien vouloir s’entretenir avec le prophète de Dieu (PBSL), concernant les modalités du déroulement des pèlerinages à venir les années suivantes, à la Mecque.

Le califat d’Uthman

Uthman fut désigné de son vivant comme troisième calife de l’Islam, par le conseil de compagnons dirigé par Umar. Ce dernier était composé d’Uthman lui-même, d’Ali Ibn Abu Talib, Abdur Rahman bin Auf, Saad bin Abi Waqaas, Zubair bin Awwam et Talha bin Obaidullah.

Les commentateurs rapportent que le futur calife était alors en ballottage avec Ali au sein de l’opinion publique, et tous deux voyait en l’autre les qualités nécessaires pour devenir le guide de la communauté des musulmans. Ce fut finalement Uthman qui reçut les faveurs du conseil, devenant ainsi le troisième calife de l’Islam.

La première allocution qu’il fit à ses compagnons après l’allégeance de ces derniers à sa personne fut :

« Oh croyants, il n’est pas facile de dompter une nouvelle monture. Si Dieu me prête vie, je m’adresserai à vous un autre jour. Mais vous savez, je ne suis pas très doué pour les discours ».

Cette phrase, à priori anodine, pourrait en fait servir de « résumé » de la carrière politique d’Uthman, qui ne savait pas encore quelles épreuves il devrait affronter.

La compilation du Saint Coran

Uthman fit partie des compagnons de Muhammad (PBSL) qui consignèrent le récit coranique par écrit au fur et à mesure de sa révélation. De ce fait, il se sentait particulièrement impliqué par la sauvegarde de ce dernier, d’où son initiative, une fois devenu calife, de réunir et fixer par écrit le Coran, ce dernier n’été jusqu'à lors que tradition orale.

On rapporte qu’un jour, le calife reçut un de ses généraux qui lui apprit que de nombreux troubles éclatés dans diverses provinces du royaume, du fait de la pratique de lectures différentes du texte coranique. Ces récitations erronées soulevaient une polémique dont la réponse califale allait s’avérer décisive par la suite.

En effet, les nouvelles provinces conquises par les musulmans étaient habitées par des peuples non arabes dont la majorité se convertirent progressivement à l’Islam. Pour pratiquer convenablement la nouvelle religion, les missionnaires arabes apprirent aux nouveaux convertis la récitation du Coran (5). Ces derniers pour une meilleure mémorisation essayèrent par la suite de le fixer par écrit, non sans erreurs.

Ainsi, la transcription du texte en arabe « déformé », s’accompagna de coquilles et d’erreurs de récitations, ces dernières étant absentes du texte Arabe originale.

Le Coran étant à la base une récitation orale « Qur’an », les divergences apparues à l’époque pouvaient altérer dangereusement le sens des versets coraniques.

Craignant que ces troubles ne s’étendent à l’ensemble de l’empire, Uthman décida qu’il était temps de réviser l’intégrité complète du texte coranique compilé par Abu Bakr, et de faire en sorte qu’il n’y est qu’une version originale de référence, établi à partir du dialecte de la tribu de Quraych.

Zayd Ibn Thabit fut aussitôt envoyer à travers le royaume, accompagné d’autres musulmans de la Mecque, afin d’aligner toutes les versions existantes sur une seule et même version, disposant d’une écriture unique.

Il ne s’agissait donc pas de « réécrire le Coran », comme certains orientalistes contemporains ont faussement affirmé, mais simplement d’uniformiser le texte sacré, pour le préserver ainsi de toute erreur humaine.

Une fois le travail accompli, toutes les variantes devenues inutiles furent détruites, et les nouvelles copies « révisées » du Coran envoyées au quatre coins de l’empire.

Quoi qu’il en soit, il est à signaler que la décision prise par Uthman, fût saluée unanimement par l’ensemble du monde musulman qui la considéra par la suite comme une prise d’initiative nécessaire et cruciale, dans la mesure où elle mit définitivement le corpus coranique à l’abri de toute altération et permit au générations à venir de disposer du texte sacré tel qu’il fût révélé au prophète de Dieu (PBSL), il y a 14 siècles.

Quelques-unes de ces copies existent encore aujourd'hui, dont une à Istanbul, et une autre à Tachkent (Ouzbékistan), qui fut la copie personnelle du calife Uthman (6).

 


(5) Car au contraire des chrétiens qui traduisirent la Bible en de multiples langages, les missionnaires musulmans de l’époque adoptèrent le choix de conserver le texte dans sa langue originale et optèrent ainsi pour apprendre l’arabe aux peuples qui venaient d’embrasser l’islam. Ces derniers éprouvèrent certaines difficultés et fixèrent le texte tel qu’ils l'entendirent réciter, d'où le problème survenu par la suite.
(6) Cette dernière fut entachée par le sang de Uthman le jour de son assassinat.

Uthman le martyr

Au cours de son règne, qui dura une douzaine d’années, Uthman ne fut pas un conquérant aussi imposant que le fut Umar. Parmi les nouvelles conquêtes qu’il faut tout de même lui attribuer, il y a l’île de Chypre, prise en 649. La Tunisie fut également conquise par lui, car la main mise sur l’Afrique du Nord devenait une préoccupation grandissante afin de garantir la sécurité des territoires précédemment conquis comme l’Egypte.

L’empereur Byzantin, pressentant la menace que représentait l’Islam s’il se répandait plus en cela vers l’Ouest, décida d’opposer à Uthman une armée de plus de 120 000 soldats non loin de la cité de Yaquba. L’armée du calife était alors bien inférieure numériquement.

Pourtant, les musulmans remportèrent une victoire éclatante à la suite de l’assassinat du général byzantin, par Abdullah bin Zubair. Le Maroc pouvait dès lors être aisément annexé à son tour, et le rester jusqu’à nos jours.

Uthman s’attela également à la consolidation de l’empire laissé par son prédécesseur. En témoigne la reprise de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, en l’an 26 de l’Hégire, conquises, puis perdues par le calife Umar suite à la destitution de son gouverneur de la ville de Kufa, impliqué alors dans une affaire de corruption.

De même, la défense d’Alexandrie face à la flotte byzantine, en l’an 31 de l’Hégire, restera dans les mémoires, car ce fût la première utilisation d’une flotte de guerre par un calife, une première également pour un peuple à l’origine habitué à se battre sur terre à pied ou sur monture. Suite à cette victoire, les musulmans imposèrent leur puissance navale pendant plusieurs siècles sur la méditerranée, en devenant les maîtres incontestés de la région.

Bien qu’étant calife, Uthman continua à mener une vie simple et modeste, comme le firent le prophète (PBSL), Umar ou Abu Bakr en leur temps. Et la tradition regorge de témoignages qui vont dans ce sens. Toutefois, malgré tout les services rendus à la communauté, Uthman fut le premier calife à subir de vives critiques au sein de sa propre communauté : de nombreux agitateurs souhaitant renverser le califat, commencèrent à comploter contre lui en médisant sur sa personne.

Parmi les rumeurs qui circulaient, il y eut celle selon laquelle il aurait favorisé en biens les membres de son propre clan au détriment du reste des notables de la communauté. Il lui était également reproché la négligence des problèmes de ses sujets. Ces ragots valurent au calife une baisse considérable dans l’estime d’une partie de l’opinion publique.

Afin d’exercer des pressions sur le calife, les opposants convainquirent plusieurs milliers d’émeutiers de se rendre conjointement à Médine afin de manifester leur mécontentement au calife. Ces derniers furent accueillis par Ali, alors fidèle second d’Uthman. Ali les assura que leurs requêtes seraient entendues par le calife lui même. Les émeutiers repartirent dans un premier temps et revinrent à la charge quelques jours plus tard, avec des intentions plus claires et plus déterminés que jamais.

La tradition rapporte qu’afin de faire plier Uthman, les rebelles décidèrent d’assiéger Médine, empêchant même le ravitaillement de la ville en eau. Malgré quelques tentatives d’apaisement, la menace d’un affrontement inévitable grandi au sein de la communauté et le spectre de la discorde «Fitna» commença à faire son chemin.

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Afin d’éviter une bataille qu’ils étaient persuadés de perdre, les émeutiers décidèrent alors d’agir par stratagème. Ils profitèrent de la grandeur de la maison du calife pour introduire un petit groupe chargé de l’assassiner.

Ainsi, un matin du mois de Juin de l’an 656, des individus franchirent le mur d’enceinte arrière de la demeure du calife, et trouvèrent ce dernier en pleine lecture du Coran.

On raconte qu’au moment où Uthman fut poignardé, une partie de son sang se répandit sur le livre sacré. Cette copie du Coran, tachée du sang du calife, est la copie la plus ancienne du Coran encore conservée de nos jours (7).

Comme le lui avait prédit le prophète lui-même quelques années auparavant, Uthman mourut en martyr, tout comme son prédécesseur Umar :

Selon Anas Ibn Malik : « Muhammad (PBSL), accompagné de ses compagnons Umar, Abu Bakr et Uthman, gravit la montagne d’Uhud, le soir de la fameuse défaite et cette dernière trembla. Le prophète (PBSL) dit alors en ces termes : « Sois ferme, Oh Uhud. Sur ton versant se trouve en ce moment même un prophète, un véridique et deux martyrs ».

(rapporté par Al-Bukhari )

A l’annonce de la mort d’Uthman en juillet de l’an 656, Ali fût désigné logiquement 4ème Calife de l’Islam. Personne ne s’opposa alors à ce choix, car il été reconnu clairement comme étant le dernier plus grand compagnon du prophète (PBSL) encore en vie.

Uthman vu par l’occident

La figure du troisième calife de l’Islam, par son caractère d’une haute sainteté, et la scène de son meurtre, à la fois abominable et symbolique, a longtemps fasciné bon nombre d’orientalistes, dont l’un d’eux lui rendit hommage dans ces termes :

« Il (Uthman) n’était certainement pas un homme de lutte, comme son histoire l’a prouvée, car il ne participa pas à une bataille, s’enfuit d’une autre, et se fit tué alors qu’il lisait avec ostentation le Coran, à la manière d’un prêtre en plein recueillement ».

David Samuel Margoliouth (Mohammedanism)

Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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(7) visible au musée Tashkent d’Ouzbékistan.