Question n° 34
Ai-je le droit du point de vue de l'islam d'exercer des métiers comme « ingénieur brasseur », où la fabrication de bière est monnaie courante ?
Du point de vue de la jurisprudence générale de l'islam, toute interaction directe ou indirecte avec le Haram tel qu'il a été identifié par la tradition musulmane est considéré comme illicite et non conforme aux enseignements de l'islam.
Ainsi en matière de boissons alcoolisées le prophète dans un célèbre hadith dit : « Dieu maudit le vin, celui qui le presse, celui à qui on le presse, celui qui le boit, celui qui le prend, celui à qui on le prend, celui qui le vend, celui qui le sert et celui qui à qui on le sert ». Il est a signaler que les interprètes de la tradition étendent logiquement la sentence qui se dégage de ce hadith à toutes les substances enivrantes qui existent (alcool, drogues…).
Si le but in fine de l'emploi qu'effectue votre ami est la fabrication de boissons alcoolisées, il lui est effectivement recommandé du point de vue de la chari'a « générale » ainsi qu'à tout les musulmans qui travail dans les domaines clairement identifiés comme haram (viticulture, industrie porcine, métiers usuriers…) de se chercher un métier plus adapté à la Loi et à l'esprit de l'islam.
Par contre si le but du métier en question, bien qu'utilisant des substances illicites dans ces procédés et méthodes d'industrialisations comme la bière ou encore les vins, n'est pas de produire une boisson destinée à la « beuverie » mais plutôt la fabrication de produits alimentaires de consommation courante comme le pain, le vinaigre ou autres, il existe une divergence entre les savants musulmans quant à la qualification de ces substances comme étant islamiquement impropre à la consommation.
Un autre point important qu'il convient de relever ici et qui touche de près les musulmans vivant en dehors de « dar al islam », concerne l'application de la jurisprudence musulmane dans un espace non musulman. Autrement dit, comment devra réagir un musulman en tant qu'individu vivant en Occident où il existe des lois sociales et des domaines d'activités incompatibles avec les pratiques et interdits de l'islam ?
Selon Youssef Al-Qaradâwî président de l'Union Internationale des Savants Musulmans, ainsi que le Conseil Européen pour la Recherche et la Fatwa, en dehors du monde musulman (en Occident par exemple), et dans n'importe quel autre contré du globe où les musulmans se retrouvent en minorité, il s'applique sur eux une toute autre jurisprudence, dite chari'a d'« exception », ou « fiqh des minorités », qui s'inspire aussi de certains épisodes de la vie du prophète (PBSL).
A en juger par cette dernière qui est plus flexible que celle qui s'applique en terre d'islam, votre ami ne tombe pas systématiquement sous le coup du haram du moment où il manifeste une bonne volonté niya hasana pour quitter son travail dès qu'il en aura trouvé un autre dont le « coeur de métier », la fonction ou la production finale sont loin du domaine des interdits.
Enfin, il convient de signaler qu'il existe certaine écoles de l'islam qu'on pourrait qualifier de « rigoristes », qui ne font aucune concession sur la Loi islamique, estimant que cette dernière a été fixée du temps du prophète et qu'il ne convient en aucun cas de la transgresser. Mais en dehors de quelques pays leur avis reste minoritaire au sein de la Ummah.
Wa Allahou Alam
Ainsi en matière de boissons alcoolisées le prophète dans un célèbre hadith dit : « Dieu maudit le vin, celui qui le presse, celui à qui on le presse, celui qui le boit, celui qui le prend, celui à qui on le prend, celui qui le vend, celui qui le sert et celui qui à qui on le sert ». Il est a signaler que les interprètes de la tradition étendent logiquement la sentence qui se dégage de ce hadith à toutes les substances enivrantes qui existent (alcool, drogues…).
Si le but in fine de l'emploi qu'effectue votre ami est la fabrication de boissons alcoolisées, il lui est effectivement recommandé du point de vue de la chari'a « générale » ainsi qu'à tout les musulmans qui travail dans les domaines clairement identifiés comme haram (viticulture, industrie porcine, métiers usuriers…) de se chercher un métier plus adapté à la Loi et à l'esprit de l'islam.
Par contre si le but du métier en question, bien qu'utilisant des substances illicites dans ces procédés et méthodes d'industrialisations comme la bière ou encore les vins, n'est pas de produire une boisson destinée à la « beuverie » mais plutôt la fabrication de produits alimentaires de consommation courante comme le pain, le vinaigre ou autres, il existe une divergence entre les savants musulmans quant à la qualification de ces substances comme étant islamiquement impropre à la consommation.
Un autre point important qu'il convient de relever ici et qui touche de près les musulmans vivant en dehors de « dar al islam », concerne l'application de la jurisprudence musulmane dans un espace non musulman. Autrement dit, comment devra réagir un musulman en tant qu'individu vivant en Occident où il existe des lois sociales et des domaines d'activités incompatibles avec les pratiques et interdits de l'islam ?
Selon Youssef Al-Qaradâwî président de l'Union Internationale des Savants Musulmans, ainsi que le Conseil Européen pour la Recherche et la Fatwa, en dehors du monde musulman (en Occident par exemple), et dans n'importe quel autre contré du globe où les musulmans se retrouvent en minorité, il s'applique sur eux une toute autre jurisprudence, dite chari'a d'« exception », ou « fiqh des minorités », qui s'inspire aussi de certains épisodes de la vie du prophète (PBSL).
A en juger par cette dernière qui est plus flexible que celle qui s'applique en terre d'islam, votre ami ne tombe pas systématiquement sous le coup du haram du moment où il manifeste une bonne volonté niya hasana pour quitter son travail dès qu'il en aura trouvé un autre dont le « coeur de métier », la fonction ou la production finale sont loin du domaine des interdits.
Enfin, il convient de signaler qu'il existe certaine écoles de l'islam qu'on pourrait qualifier de « rigoristes », qui ne font aucune concession sur la Loi islamique, estimant que cette dernière a été fixée du temps du prophète et qu'il ne convient en aucun cas de la transgresser. Mais en dehors de quelques pays leur avis reste minoritaire au sein de la Ummah.
Wa Allahou Alam