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    Le mouvement sioniste : l’Organisation sioniste

    Le Congrès de Bâle, en 1897, a décidé la création d’institutions destinées à l’objectif de création « pour le peuple juif d’un foyer national en Palestine, garanti en droit », en clair d’un État des Juifs. Une Organisation sioniste (OS) est créée pour coordonner les activités nationalistes et pour appliquer le programme de Bâle qu’on peut résumer en quatre points :

    1) développement de la colonisation agricole et artisanale en Palestine ; 2) effort d’organisation des Juifs dispersés ;
    3) effort pour renforcer la « conscience nationale » de ceux-ci ;
    4) démarches pour obtenir les accords gouvernementaux nécessaires.

    Les bases sociales du sionisme

    Comme pour tout autre mouvement nationaliste de l’époque, le mouvement sioniste est d’abord composé par des couches moyennes cultivées en l’absence des notables traditionnels de la communauté et avec une faiblesse de représentation des couches populaires (artisanales et ouvrières). Un des rares socialistes présents au Congrès de Bâle, Nahman Syrkin, note : « Le sionisme présentait un caractère bourgeois correspondant au groupe social qui en était le promoteur. »

    L’Organisation sioniste : l’organe du mouvement national

    Le Congrès de Bâle crée donc l’OS, une structure pyramidale, très centralisée, mais qui offre un cadre pour une discussion démocratique et pour l’adhésion de nombreux Juifs - même si ceux-ci resteront longtemps très minoritaires au sein des communautés. Les organisations sionistes locales sont dotées d’une large autonomie et le Congrès sioniste, réuni tous les deux ans à partir de 1901, constitue l’organe suprême du mouvement. Entre deux Congrès, un comité d’action de dix-huit membres, originaires de différents pays, et un exécutif de cinq membres, gèrent les affaires.

    Ainsi l’OS est de fait le cadre d’un mouvement national et le Congrès une sorte d’assemblée nationale juive en exil. Des fractions ne vont pas tarder à se constituer et devenir des sortes de partis souhaitant contrôler le mouvement. En 1901, c’est la Fraction démocratique, lancée par Chaïm Weizmann, le futur président de l’État d’Israël (1948-1952) qui va souhaiter une « synthèse sioniste » entre sionisme pratique, sionisme politique et sionisme culturel. En 1902, les sionistes religieux fondent le Mizrahi (qui signifie oriental). En 1903, c’est la « Fraction unifiée » d’Oussiskhine qui se propose de représenter un « sionisme général ». Le douzième Congrès sioniste, qui s’est tenu à Carlsbad en 1921, voit s’opposer trois blocs distincts : celui, dominant, des sionistes généraux, constitué de centristes bourgeois qui entendaient, comme Théodore Herzl, exprimer l’intérêt général de la nation juive, celui des sionistes religieux - de Mizrahi - et enfin les travaillistes sionistes, encore faibles mais qui vont développer des infrastructures en Palestine et vont ainsi acquérir bientôt un rôle dominant dans l’OS.

    L’irrésistible ascension du sionisme ouvrier

    Entre-temps, entre 1897 et 1920, date de la fondation de la Histadrout (Confédération générale des travailleurs juifs de Palestine), le mouvement travailliste s’est constitué et va progressivement établir son pouvoir économique et politique en Palestine.

    L’apparition d’une gauche sioniste organisée se fait entre 1897 et 1906. C’est en 1897 que sont créés, respectivement à Bâle et à Vilna, l’OS et le Bund socialiste. Celui-ci, antisioniste et qui prône l’autonomie culturelle nationale dans le cadre de la diaspora, devient bientôt la force la plus influente parmi les Juifs de gauche d’Europe orientale.

    La situation se précipite en 1903 avec l’éclatement en Russie de nouveaux pogroms (assassinat de quarante-sept Juifs à Kichinev) qui se poursuivent jusqu’en 1906. Le bouillonnement politique chez les Juifs de Russie est considérable. Chacune des forces politiques se présente aux masses juives comme le véritable champion de leur avenir. Les sionistes craignent que le Bund parvienne à une révolution socialiste, le Bund que les sionistes dévoient les Juifs sur la seule Palestine...

    Une deuxième Aliya - vague d’immigration juive - part de Russie entre 1904 et 1914 vers la Palestine : environ trente mille personnes. Mais pendant la même période presque un million de Juifs russes vont aux États-Unis...

    C’est dans ce contexte que Ber Borokhov développe son influence. En 1906, il fonde avec son ami Ben Zvi, le parti social démocrate juif ouvrier/Paole Sion (Ouvriers de Sion). Son sionisme ouvrier se caractérise ainsi : le socialisme, par le moyen de la lutte des classes, constitue le « programme maximal » et le sionisme est le programme minimal ou le « but immédiat ».

    Pendant ce temps, en 1905, en Palestine, sont fondés par des jeunes immigrants russes, radicalisés par la révolution russe de 1905, deux partis sionistes travaillistes (Paole Sion et Jeune Travailleur). Pour eux, l’avenir du peuple juif nécessite une normalisation socio-économique garantissant aux Juifs l’accession à tous les rôles économiques loin des limites et de la précarité de la diaspora... Cet objectif fondamental suppose l’installation en Palestine d’une classe ouvrière juive.

    Parmi ces immigrants socialistes sionistes, David Ben Gourion, venu de Pologne, joue un rôle déterminant dans la définition des thèmes fondamentaux du sionisme travailliste et d’une nouvelle vision stratégique pour construire la Palestine juive. Pour Ben Gourion, la classe des travailleurs doit se transformer en « nation au travail ». Celle-ci serait donc construite avec le « capital national », c’est-à-dire avec les fonds recueillis par le « mouvement sioniste ». On assiste ainsi à une « sionisation » de la notion marxiste de classe universelle. Ce n’est plus la classe ouvrière qui est le moteur, c’est l’État-nation en construction. C’est le « constructivisme » qui sera une stratégie de développement et d’initiative de caractère public avec un rôle important attribué aux kibboutz et à la Histadrout.

    Ainsi la notion de lutte de classes à l’intérieur de la société juive devient secondaire. Bourgeoisie juive de Palestine et ouvriers juifs de Palestine avaient en gros les mêmes intérêts, à la fois face à l’administration britannique et face aux aspirations des Arabes de Palestine : le clivage social entre Juifs se trouve brutalement traversé par un clivage plus violent, un clivage opposant deux nations.

    Bernard Ravenel - Les fondements historiques du sionisme politique – http://www.france-palestine.org/article1816.html

     

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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 5955335
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