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    La fin de l’expansion militaire

    Hisham (691-743), fils d’Abd Al-Malik, fut à son tour nommé calife à la mort de Yazid II. Son règne sera marqué par l’arrêt des conquêtes militaires de l’empire Omeyyade.

    Le nouveau calife, décida de déplacer le siège du pouvoir à Resafa, dans le Nord de la Syrie, près de la frontière séparant le royaume Omeyyade à celui de Byzance, affaibli depuis le dernier siège de Constantinople par les troupes de Sulayman. S’en suivi donc de nombreux raids Arabes sur la ville d’Anatolie, qui se conclut par une victoire Arabe, malgré la défaite de la bataille de Akroinon et le fait que ces raids n’eurent qu’un effet modeste sur l’extension du royaume.

    Afin d’agrandir les frontières de l’empire Omeyyade sur le front Ouest, Hisham décida d’envahir la France, mais il fut défait à la bataille de Tours en 732, par Charles Martel. L’une des causes majeures de cette défaite selon les historiens vient du fait que la majeure partie de l’armée envoyée au front était composés de berbères de l’actuelle Afrique du Nord, venus avec leurs familles, ce qui eut pour effet d’alourdir considérablement les manœuvres de l’armée Omeyyade. Cette large défaite de l’armée musulmane aboutit à une révolte berbère en 739, qui fut réprimée avec difficulté par les autorités Omeyyades.

    Concernant le front Est, l’armée d’Hisham subit également de grandes difficultés à contenir la population nouvellement conquise, que ce soit en Tokharistan (actuelle Bactrie, une région d’Afghanistan) ou en Transoxiane (région correspondant aujourd’hui à une partie de l’Ouzbékistan et du sud-ouest du Kazakhstan. Parmi les problèmes les plus récurrents, on note la difficile conversion des non-arabes, comme ce fut le cas avec les Sogdiens de Transoxiane, à cause d’une promesse de réduction de taxes non-tenu en cas de conversion. Ces derniers, humiliés et bafoués, décidèrent de mener une révolte, qu’il fut difficile pour l’armée Omeyyade de contenir, et qui contribua encore à affaiblir la popularité du pouvoir Omeyyade dans les provinces non-arabes.

    La troisième Fitna et la fin des Omeyyades

    A la mort d’Hisham, c’est Al-Walid II (?-744), le fils de Yazid II, qui repris les rennes du pouvoir. Ce souverain restera connu comme l’un des pires ayant trôné durant la dynastie des Omeyyades, de part son goût pour le luxe et le faste, à l’exact opposé de son prédécesseur Umar Ibn Abd Al Aziz, ainsi que pour la tyrannie dont il faisait preuve à l’égard de ses opposants, n’hésitant pas à faire exécuter ces derniers si le besoin s’en faisait sentir, ce qui contribua surement à accélérer inévitablement la chute de l’empire Omeyyade.

    Ceci eut pour effet qu’en 744, Yazid III, l’un des fils d’Al Walid I, se proclama calife à Damas et entrepris de traquer et de tuer Yazid II avec son armée, ce qu’il réussit avec succès. Malgré son excellente réputation et sa piété reconnue, Yazid III ne fut malheureusement pas calife très longtemps, car il mourut six mois seulement après son ascension sur le trône.

    Avant de mourir, Yazid III décida de nommer Ibrahim, son propre frère, comme successeur, mais ceci déplut à Marwan II (688-750), le petit-fils de Marwan I, qui organisa une armée pour entrer dans Damas vers le mois de Décembre 744, afin d’obtenir par la force le califat. Il décida ensuite de déplacer la capitale du royaume à Harran, en actuelle Turquie. Ceci eut pour effet de faire éclater une rébellion en Syrie, et en 746 Marwan II envoya son armée afin de raser les murs de Hims et de Damas en représailles. Ces événements sont également rapportés sous le terme de troisième Fitna.

    La fin de l’empire Omeyyade, qui commençait déjà à se fissurer du fait de ses querelles internes, s’amorça définitivement par l’action des Hashimiyya, mouvement mené par la famille des Abbassides, éternel ennemis des Omeyyades, et membres eux-mêmes du clan des Hashim. Hashimiyya, fait référence à Abu Hashim, petit-fils de Ali et fils de Muhammad ibn al-Hanafiyya, et selon certaines traditions, Abu Hashim mourut en 717 à Humeima dans la maison de Muhammad ibn Ali, le chef de clan des Abbassides, et avant de mourir il aurait nommé ce dernier comme son successeur. Cette anecdote servit en réalité de prétexte aux Abbassides pour rallier les membres de la révolte ratée de Mukhtar, qui voyait alors en Muhammad ibn al-Hanafiyya le futur calife de l’Islam, en opposition à Abd Al-Malik le fils de Marwan.

    Dès 719, les Hashimiyya avait déjà rassemblés des partisans dans la province du Khurasan et pour rallier davantage de membres, il n’hésitait pas à faire courir le bruit qu’ils allaient faire monter un « membre de la famille du prophète de Dieu » (PBSL), sans pour autant préciser qu’il s’agirait d’un membre de la famille des Abbassides.

    C’est en 746 qu’Abu Muslim dirigea la révolte des Hashimiyya dans le Khurasan. Il prit rapidement le contrôle de la région et en 749, Kufa tomba aux mains des rebelles, permettant à Abu Al-Abbas d’être proclamé calife dans la mosquée de Kufa. Marwan II, alerté par la prise de Kufa, mobilisa ses troupes à Harran et se précipita vers l’Irak afin de mater la rébellion. En 750, les forces de l’armée Omeyyades rencontrèrent les Hashimiyya à la bataille de Zab, où ils connurent une lourde défaite. Damas tomba peu après, et Marwan fut tué peu de temps ensuite en Egypte. La plupart des membres de la famille Omeyyades furent exterminés sans pitié et les tombes de leurs ancêtres profanés, à l’exception de celle d’Umar Ibn Abd Al Aziz.

    Le clan Abbasside possédait désormais le pouvoir en terre musulmane, et allait régner pendant près de cinq siècles sur une dynastie toujours considérée comme celle ayant le plus apportée à l’histoire de la culture islamique.

    Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 5942098
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